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Le handicap en région Bretagne

Troubles musculo-squelettiques; groupe de soutien et d'information et de prévention en centre Bretagne

6 Décembre 2016, 08:29am

Publié par Association Barrez la Différence

TMS en Bretagne...une situation alarmante!

Ce handicap, reconnu comme maladie professionnelle est particulièrement présent en Bretagne...bien plus que sur le reste du territoire! Les cas de TMS sont deux fois plus importants en Bretagne que dans le reste de la France. Et sur les trois zones choisies, la proportion est encore deux fois plus importante que dans le reste de notre région.» Une explosion qui se poursuit. Ces dernières années, le nombre des TMS déclarés en Bretagne a augmenté de 15%.

Les TMS...qu'est ce que c'est exactement?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) regroupent une quinzaine de maladies qui affectent les muscles, les tendons et les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Ce sont des pathologies multifactorielles à composante professionnelle.

Avec Pontivy et Ploërmel, Loudéac fait partie du pôle santé expérimental lancé à l'échelle régionale. Un dispositif qui mêle prévention en entreprises et chez les médecins.

Loudéac, Pontivy et Ploërmel. Ces trois bassins d'emploi bretons viennent d'être retenus comme terrain d'expérimentation du nouveau pôle pilote de prévention des troubles musculo-squelettiques. «Un choix lié malheureusement à une triste réalité, précise Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor et coordinateur du projet. Les cas de TMS sont deux fois plus importants en Bretagne que dans le reste de la France. Et sur les trois zones choisies, la proportion est encore deux fois plus importante que dans le reste de notre région.» Une explosion qui se poursuit. Rien qu'entre 2008 et 2009, le nombre des TMS déclarés en Bretagne a augmenté de 15%.

Une situation qui nuit à l'image du secteur

Le poids du secteur agroalimentaire, notamment des ateliers de découpe et de transformation de la viande, n'est pas étranger au phénomène. Sur les chaînes de production, les poignets, coudes et épaules sont soumis à des cadences répétées avec des conséquences directes sur la santé des salariés et la productivité des entreprises concernées. «Même si le territoire d'expérimentation peut se targuer d'un taux de chômage de 6%, les opérateurs peinent à recruter du personnel, notamment dans les jeunes générations, car l'image du secteur est mauvaise. Au niveau économique, les nombreux arrêts de travail et mises en invalidité représentent un coût social non négligeable.»

Dispositif expérimental

Le dispositif expérimental mis en place comporte deux volets. Le premier implique les médecins traitants. 200 d'entre-eux vont être approchés et sensibilisés aux TMS par la médecine du travail. «Ce sont eux qui peuvent identifier les premiers signes. L'idée est d'éviter d'entrer dans la spirale infernale des arrêts de travail à répétition qui débouchent généralement sur la perte d'emploi. Bien entendu, sur le court terme, le risque est de voir les chiffres exploser. Mais le travail mené est celui de plusieurs mois.»

Prévention et palmarès des bonnes pratiques

Et c'est là que le second volet du dispositif rentre en jeu.

Pour favoriser la prévention en amont, l'État va financer des audits aux entreprises souhaitant s'insérer dans la démarche. Trois mastodontes de l'agroalimentaire ont déjà dit oui: SAHoudebine à Noyal-Pontivy (56), Gad à Josselin (56) et Brocéliance-Cooperl à Loudéac.

Six autres entreprises implantées sur le même territoire d'expérimentation devraient rapidement suivre. L'idée étant à terme d'établir de manière régulière un palmarès des bonnes pratiques couplé à l'instaurer un observatoire des TMS en Bretagne.

 

 

 

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