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Le handicap en région Bretagne

Lannion. Un chantier à l'arrêt pénalise le logement de jeunes handicapés

11 Décembre 2016, 06:38am

Publié par Association Barrez la Différence

Un chantier de logements sociaux à l'arrêt, à Ar Santé, pénalise quatre jeunes handicapés, dans l'attente d'un appartement adapté. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier pour les soutenir.

Une banderole « C'est chez nous » posée sur les parpaings nus. Et d'autres portant les prénoms d'Hélène, Anthony, Jasmine et Glen, sur les murs des logements qui leur sont destinés, où rien n'a bougé depuis un an. Hier matin, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans le quartier d'Ar Santé, près de ce chantier de logements sociaux qui est à l'arrêt en raison de malfaçons. Elles voulaient témoigner leur soutien aux quatre jeunes adultes handicapés, qui attendent d'y bénéficier d'un appartement adapté favorisant leur autonomie.

Un habitat regroupé pour plus d'autonomie

« L'idée est de regrouper les personnes handicapées dans des logements proches de manière à mutualiser les interventions des auxiliaires de vie », explique Gérard Briant, père de Glen et président de l'association Main Forte, à l'initiative de ce projet. Chacun des quatre jeunes, âgés de 20 à 32 ans et qui souffrent de handicap moteur et de troubles associés, doit y disposer d'un appartement propre, d'une surface d'environ 50 m². S'y ajoutera un appartement commun, qui comprendra notamment une cuisine adaptée, réglable en hauteur.
 

« Ce sera un peu comme une colocation étudiante, mais de longue durée », ajoute Gérard Briant. Mais quand pourront-ils y emménager ? Depuis novembre 2015, cette construction menée par Côtes-d'Armor Habitat, le bailleur social public du Département, est interrompue, à la suite de la mise en liquidation d'une entreprise réalisant le gros oeuvre, suivie de la constatation de malfaçons. Une vingtaine de logements sont concernés.

Une expertise en cours

Aux dernières (et rares) nouvelles, transmises par la directrice de Côtes-d'Armor Habitat en réponse à l'invitation à l'assemblée générale de l'association, un expert judiciaire s'est rendu très récemment sur le chantier. « L'expert devra dire s'il est possible de continuer sur l'existant ou s'il faut démolir pour reconstruire », résume Gérard Briant. Un aléa dont se seraient bien passés les futurs locataires, sachant que l'idée de ce projet remonte à une dizaine d'années et que les premiers contacts pour l'implantation ont été pris il y a six ans. En attendant, les jeunes doivent prendre leur mal en patience, continuant d'habiter dans des appartements en colocation, loin du centre-ville et où l'accessibilité reste difficile.

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