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Le handicap en région Bretagne

Handicapé en 2013 suite à un accident, Yves raconte....

31 Décembre 2016, 10:52am

Publié par Association Barrez la Différence

Argentré-du-Plessis Le parcours du combattant d'Yves Jeuland, victime d'un accident de moto

Victime d'un grave accident de moto en août 2013, Yves Jeuland a réappris à marcher après de multiples opérations de la jambe. Il espère maintenant retrouver un travail.

Un an et demi après son premier témoignage dans Le Journal de Vitré, l’Argentréen Yves Jeuland a souhaité donner de ses nouvelles. Pour insister sur les terribles conséquences d’un accident de moto qui lui a broyé le fémur, un jour d’été 2013.

Mais aussi pour prévenir, lui qui est sur la voie de la guérison. « Combien de gens perdent la vie chaque jour ou restent handicapés à vie ? J’en vois tous les jours. Des comportements irresponsables mettent en cause la vie d’autrui. Alors, un peu de civisme sur la route ! »

« Maintenant, j’ai peur au volant »

Car c’est le manque de vigilance d’un tiers qui a failli lui coûter la vie et qui l’a conduit à entamer une procédure judiciaire. Sur le plan médical, après des passages dans les hôpitaux de Laval et Angers, les centres de rééducation de Saint-Hélier et Laval, Yves Jeuland est aujourd’hui suivi par des professionnels de la santé d’Argentré, « et toujours par mon chirurgien ainsi que Gilles Pérez, kiné à Pocé-les-Bois ».

Le fauteuil roulant a laissé place à une attelle après des mois d’épreuves et d’efforts. Ce qui lui a permis de conduire à nouveau. « Je suis passé par un moniteur d’auto-école agréé. Mais maintenant, j’ai peur au volant. »

En plus de sa rééducation physique, Yves Jeuland a connu des bouleversements dans chaque compartiment de sa vie. Son autonomie a diminué. « Je ne peux plus bricoler ou jardiner comme avant. Quant au sport, je peux faire une croix dessus. » Sa famille doit s’adapter. « Elle paye au quotidien les contraintes liées à cet accident. Tout a changé à la maison. La douleur et l’inactivité me font avoir des sautes d’humeur. »

Licencié en octobre

Le dernier choc concerne son emploi. Avec un licenciement pour inaptitude en octobre 2016. Reconnu travailleur handicapé, il perçoit environ 700 € par mois. « Mon dernier emploi était responsable d’un atelier en conception de conteneurs. Je m’oriente vers une
réorientation professionnelle totale.

Il a conscience que son âge (54 ans) et son « niveau d’études faible » sont des freins. Mais il « souhaite devenir technico-commercial ou agent administratif, en passant par une formation ». Et lance un appel aux potentiels employeurs.

Enfin, son dernier message s’adresse à tous. « Maladie, accident La vie bascule du jour au lendemain. Ne soyons pas indifférents. Tout ceci peut arriver à chacun d’entre nous. »

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