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Le handicap en région Bretagne

handicap psychologique: Un chantier solidaire au manoir de Kernisy près de Quimper

19 Octobre 2016, 12:36pm

Publié par Association Barrez la Différence

Finistère: Travail en équipe, partages, valorisation, confiance en soi et autonomie pour 8 jeunes handicapés

Cette semaine, huit jeunes de l’institut médico-éducatif Saint-Vigor-le-Grand, à Bayeux (Normandie) débroussaillent les jardins du domaine de Kernisy, à Quimper (Finistère). Cinq jours de travail en équipe, riches en apprentissages.

« Vous taillez bien droit, sans aller trop vite pour ne pas vous blesser. L’idéal serait d’avoir terminé cette haie ce soir. » Les directives sont simples et claires. Outils en mains, Dylan Loison, 16 ans, et Aurélien Cheneau, 17 ans, sont à l’écoute.

Dans la cour du manoir de Kernisy, à Quimper (Finistère), l’ambiance est à la fois studieuse et détendue. Arrivés lundi de Bayeux, en Normandie, huit adolescents de l’Institut médico-éducatif (IME) Saint-Vigor-le-Grand participent à un chantier solidaire.

Débroussaillage, taille des haies et des rosiers, cueillette de pommes et de poires, ils troquent leur travail contre le gîte et le couvert dans cette maison de retraite gérée par des religieuses. « C’est l’occasion pour eux d’appliquer les savoirs acquis lors des ateliers d’horticulture, explique Brigitte Rouxel, éducatrice. Surtout, cela leur permet de sortir de l’IME, du cadre des cours et de se confronter au monde extérieur. »

Apprendre l’autonomie

Un exercice qui demande beaucoup d’effort et de courage pour ces jeunes en situation de handicap psychologique. « Certains ont beaucoup de mal à quitter leurs parents. Cette semaine leur apprend l’autonomie et la vie en communauté », ajoute Brigitte Rouxel.

Au contact de leurs hôtes, les sœurs Yvette et Marie-Paul, les jeunes s’ouvrent progressivement. « Il y a plusieurs années, Kernisy accueillait des enfants, rappelle sœur Yvette. Pour nous c’est un plaisir de les recevoir et d’échanger avec eux. Ce chantier solidaire existe depuis quatre ans. À chaque fois, c’est une belle expérience. On se rend service et on partage de bons moments. »

« C’est agréable de discuter avec les sœurs. Elles sont à l’écoute », confirme Amandine Hélie, 18 ans. De l’autre côté du domaine, elle arrache le lierre qui a envahi un vieux mur. 

Un peu plus loin, Elsa Vivien, 17 ans, écoute les conseils de Jean-Luc Valot, éducateur technique spécialisé dans les espaces verts. Équipée d’un masque et d’un casque, elle est en charge du débroussaillage. « Nous sommes pour la pédagogie active, explique Jean-Luc Valot. Il faut laisser les jeunes faire par eux-mêmes, qu’ils trouvent leur place naturellement et qu’ils puissent s’exprimer à travers leur travail. »

Confiance en soi

Une liberté qui plaît à Elsa, amatrice de jardinage. Avec fierté, elle souligne qu’elle est « chargée d’aider et de conseiller les plus jeunes ». « C’est une forme de reconnaissance de leur travail. Il est très important de les valoriser pour qu’ils prennent confiance en eux », ajoute Jean-Luc Valot.

 

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