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Le handicap en région Bretagne

Brest. Un colloque pour mieux comprendre le syndrome du bébé secoué

18 Octobre 2016, 16:50pm

Publié par Association Barrez la Différence

Cette violence volontaire d'un adulte sur un nourrisson, parfois jusqu'à la mort, a fait l'objet d'une rencontre, vendredi, à la faculté de droit.

 
 

Trois questions à François-Xavier Roux-Demare, doyen de la faculté de droit de Brest (UBO)

Pourquoi un colloque sur le syndrome du bébé secoué en faculté de droit ? N'est-ce pas plutôt un sujet médical ?

Il est bien défini médicalement depuis les années 1980. Ce traumatisme crânien non accidentel a longtemps été confondu avec d'autres causes de décès comme la mort subite du nourrisson, ou la chute de l'enfant. On sait désormais qu'il provoque des blessures caractéristiques comme l'hématome sous-dural (dans la boîte crânienne) et l'hémorragie rétinienne. Mais les connaissances juridiques sont lacunaires. Or, des affaires sont régulièrement traitées par les tribunaux car elles sont mieux identifiées. Ce colloque réunit des spécialistes des deux domaines, juridique et médical, pour une réflexion globale.

Qui commet le geste ?

Il est surtout le fait des parents (80 %) plutôt que d'une nourrice (20 %). Cette violence est souvent commise par le père de l'enfant ou le conjoint de la mère. C'est un comportement à répétition. Un bébé ne meurt pas d'un premier secouement. De façon étonnante, ce geste peut concerner tout le monde. Jeunes et moins jeunes. Des personnes insérées dans la société, de niveau social ou professionnel variable. Souvent, ces parents ont connu une enfance difficile. Ils manquent de maturité. Le bébé est souvent un garçon, âgé de moins d'un an, voire six mois.

Quelles sanctions ?

Le secouement constitue une infraction pénale. Les peines encourues varient selon les conséquences, handicap ou décès : délit ou crime, elles vont de 5 ans à 30 ans de prison. On est dans un cadre d'aggravation quand il s'agit d'une personne ayant autorité sur l'enfant, censé le protéger.

 

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