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Le handicap en région Bretagne

Marc Zimmer: un homme au service du handicap en Bretagne

27 Janvier 2016, 09:05am

Publié par Association Barrez la Différence

Marc Zimmer: Une vie qui a du sens....

Entouré d'une foule d'invités, Marc Wimmer a fêté son départ à la retraite, hier, au Vieux-Bourg. Le directeur de l'Esat des Genêts d'or était ouvrier agricole quand il est arrivé, à la création du CAT, en 1980.

Originaire de Franche-Comté, Marc Wimmer est arrivé en Bretagne à la faveur de son tour de France d'ouvrier agricole. « J'ai rencontré ma femme en 1974 et nous avons été parmi les premiers habitants de Quimill, en 1980 », se souvient-il. Cette même année, les Genêts d'or rachètent les 17 ha de la ferme du Vieux-Bourg à la famille Centur. Le directeur de l'époque, Louis Cornic, confie à l'éducateur fermier le soin de transformer le poulailler en centre équestre.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/genets-d-or-marc-wimmer-une-vie-au-service-du-handicap-26-01-2016-10934114.php#cffImvZED5AF3WQP.99

De six à 53 travailleurs

"Nous l'avons fait avec les six premiers travailleurs. Ensuite, les effectifs n'ont cessé de monter en puissance. Aujourd'hui, l'Établissement et service d'aide par le travail (Esat) bénéficie d'un agrément de 48 équivalents temps-plein ». Celui qu'on appelait encore le CAT anime donc un centre équestre et, déjà, une activité d'entretien des espaces verts. Suivront le centre touristique, lequel s'est sacrément développé, puis la blanchisserie. En 1985, Marc Wimmer repart travailler dans les fermes. Il devient secrétaire national de l'Association des salariés agricoles pour la vulgarisation du progrès en agriculture et crée un groupement d'employeurs. Puis, il se lance dans la préparation d'un Diplôme de hautes études en pratiques sociales (bac + 4). « Je n'ai pas pu le mener à son terme en raison de mon engagement, en 1995, auprès de Yolande Boyer ».

Une période très violente

En 1996, il revient au Vieux-Bourg en tant que chef d'atelier. L'agrément étant passé de 32 à 48 ETP, il faut créer de nouveaux emplois. C'est là que les choses se gâtent. La direction des Genêts d'or rachète les anciens locaux des services techniques de la ville, à Kerlobret, et les faits raser afin d'y implanter une activité d'élevage et d'abattage de volaille. Mais des riverains ne l'entendent pas de cette oreille. « Ça a été une période très violente ». Marc Wimmer n'en dira pas plus mais il a été profondément blessé par des attaques personnelles. En 2000, le projet avorté fera place à la blanchisserie que l'on connaît. Entre-temps, il est parti travailler à l'Esat de Briec où, durant onze ans, il gère la partie hébergement et assure un temps la direction par intérim.

Une vie qui a du sens

En 2009, à l'issue d'une année de formation, il revient diriger le Vieux-Bourg. L'année suivante, on inaugure le nouveau foyer de vie de Ménez-Bihan, à Dinéault. « Ceux qui ne peuvent pas travailler peuvent néanmoins se construire une vie qui a du sens ». Quant à Marc Wimmer, il va pouvoir continuer à partager ses chaleureuses notes d'accordéon.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/genets-d-or-marc-wimmer-une-vie-au-service-du-handicap-26-01-2016-10934114.php#OAxJ0U2t87v00gU2.99

Un nouveau directeur à l'Esat

Julien Delhommeau, 32 ans, succède à Marc Wimmer, à la direction de l'Esat des Genêts d'or. Il vient de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, où il dirigeait le pôle travail du Centre de la Gabrielle et les Ateliers du Parc de Claye, une entreprise adaptée. Situés à 30 km de Paris, ils sont composés de douze établissements et services médico-sociaux privés à but non lucratif (IME, unités pour personnes autistes ou atteintes d'obésité, etc.). Gérés par une union de mutuelles, ils accompagnent plus de 450 enfants, adolescents et adultes en situation de handicap mental. Autant de personnes encadrées par 250 salariés.

« Châteaulin correspond à ce que je cherche »

« Lorsque j'étais en école de commerce, j'ai découvert le handicap à la faveur d'un job d'été. Ça ne m'a plus quitté », raconte le jeune directeur. Rentré en 2009 dans l'établissement francilien, il a pris en 2012 la direction de l'Esat (100 travailleurs et 25 encadrants) et de l'entreprise adaptée (50 salariés). Deux structures spécialisées dans les espaces verts, la blanchisserie, le nettoyage et le conditionnement (cartonnage, mise sous pli, etc.). « Châteaulin correspond à ce que je cherche car je peux continuer à diriger un Esat et en même temps découvrir le côté hébergement avec le foyer de Ménez-Bihan, celui de Marie-Madeleine Dienesh et les Unités de vie extérieure ». Julien Delhommeau ne cache pas qu'il souhaitait également fuir les trépidations de la vie parisienne. Sa femme étant originaire des Côtes-d'Armor, la Bretagne était toute désignée. Son objectif ? « Travailler dans la continuité de Marc Wimmer et faire en sorte que les personnes accueillies, les travailleurs et ceux qui les encadrent soient heureux ».

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