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Le handicap en région Bretagne

Un exploit sportif en fauteuil roulant!

15 Décembre 2015, 08:43am

Publié par Association Barrez la Différence

Finistère: En fauteuil roulant, il décroche sa ceinture noire

Voilà une performance qui force le respect et l'admiration. En fauteuil roulant, après un accident de voiture, il y a vingt ans, Olivier Le Gall vient de décrocher sa ceinture noire de nihon taï jitsu (technique de self-défense). Du jamais vu jusque-là en France, d'après les spécialistes. Rencontre avec un homme hors du commun.

Sa vie aurait pu s'arrêter en 1995. Victime d'un accident de la route, cette année-là, Olivier Le Gall est gravement blessé. Verdict : il reste paralysé des membres inférieurs. Alors que beaucoup sombreraient dans une longue dépression bien compréhensible, lui ne lâche rien.

Une grosse force mentale

Déjà grand sportif, notamment en raison de son passé militaire dans les opérations spéciales, il s'investit dans la Fédération française de handisport pour former les moniteurs de plongée sous-marine et accompagner sous l'eau les personnes handicapées. Une mission qui le conduit d'ailleurs, avec femme et enfant, en Guadeloupe, au début des années 2000. « Là-bas, l'eau était à 27 degrés. Je prenais mon pied », se souvient Olivier.

Terminé la plongée sous-marine en Guadeloupe, retour en France, en 2006. Après avoir travaillé dans un cabinet d'urbanisme, il embrasse la profession d'enseignant de SVT (sciences et vie de la terre).

Parallèlement, il reprend les arts martiaux, qu'il avait découverts dès l'âge de huit ans. Par hasard, il s'essaie au nihon taï jitsu, à l'école plérinaise d'arts martiaux. « Quand Olivier est arrivé, il nous a posé un problème, raconte le professeur, Yves Lechat, mais on a travaillé tous ensemble pour trouver des solutions. Parce que c'est bien cela, l'esprit des arts martiaux et de l'Epam. »

Pour la première fois, les cours se font avec une chaise sur le tatami. Le but étant d'aider une personne, assise et paralysée des deux jambes, à riposter à une agression. « Mon passé de karatéka et les techniques apprises à l'armée m'ont aidé. Et avec Yves, on a adapté les techniques à mon handicap de manière cohérente et efficace », se réjouit Olivier qui tenait à ce que tout soit fait dans les règles, et sans complaisance. « Olivier ne veut pas qu'on fasse semblant avec lui », poursuit Yves Lechat, admiratif de sa « force mentale » et « fier de son travail ».

Un travail récompensé, le 6 décembre dernier, lors du passage de grades, à Fouesnant. « Le jury a été bluffé », se souvient Yves Lechat.

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